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Le départ d'un colocataire en cours de bail

Un colocataire part, les autres restent : le bail continue. Vous n’avez pas à le résilier ni à en signer un nouveau. Vous indiquez la date à laquelle ce colocataire quitte le logement, puis vous répartissez le loyer entre ceux qui restent.

Cette démarche concerne un bail en cours (Actif ou En préavis) qui compte au moins deux colocataires. Si le bail n’a qu’un locataire, son départ met fin au bail : c’est un congé, qui se gère dans l’onglet Résiliation. Voir Congé, préavis et fin du bail.

Ouvrez le bail, onglet Bail, section Locataires et garants. Sur la ligne du colocataire qui part, cliquez sur Faire partir. Le bouton n’apparaît que sur un bail actif ou en préavis qui compte au moins deux titulaires.

Le départ ne se trouve pas dans l’onglet Résiliation : celui-ci met fin au bail, alors qu’ici le bail continue.

Le parcours tient en quatre étapes :

  1. Qui part : la liste des colocataires, avec la part de loyer et la date d’entrée de chacun. L’étape est sautée quand vous venez de la ligne du colocataire.
  2. Quand : le dernier jour dans le logement. Ce jour est compris, voir plus bas.
  3. Le loyer : deux réponses possibles, sans choix par défaut.
    • Les colocataires restants reprennent sa part : l’écran propose une répartition proportionnelle aux parts actuelles, que vous pouvez ajuster.
    • Quelqu’un le remplace : les parts restent à votre main, et l’écran vous renvoie vers l’avenant. Le remplaçant ne s’inscrit pas depuis cet écran.
  4. Vérification : un récapitulatif, ce que deviennent la caution et le dépôt de garantie du colocataire qui part, la liste des personnes prévenues, puis le bouton de validation, qui porte son nom et la date (par exemple Faire partir Marc Girard le 31/10/2026). Une dernière fenêtre vous demande de confirmer.

L'étape Vérification : dernier jour inclus, part reprise par la colocataire qui reste, caution, dépôt de garantie et personnes à prévenir

La liste des personnes prévenues dépend de votre réponse à l’étape Le loyer. Si les colocataires restants reprennent sa part, ils sont prévenus de leur nouvelle part. Si quelqu’un le remplace, leur part ne change pas, et l’écran ne propose pas de les prévenir.

C’est le dernier jour où il occupe le logement. Il compte encore ce jour-là. Ses quittances, elles, vont jusqu’au dernier jour où il est tenu du loyer, qui peut être plus tardif : voir La répartition du loyer.

Le plus souvent, c’est la date d’effet de son congé : quand un congé est enregistré pour ce colocataire, l’écran propose cette date. Corrigez-la s’il rend les clefs plus tôt. Un colocataire donne congé comme n’importe quel locataire, avec le même préavis : un mois en meublé, trois mois en vide, ou un mois en vide en zone tendue et pour les motifs prévus par la loi. Le détail est dans Congé, préavis et fin du bail.

La date doit être postérieure à son entrée dans le bail.

Non. Une date de fin posée peut être avancée, jamais repoussée ni retirée. Vérifiez-la avant de confirmer.

Après le départ, le loyer se répartit entre les colocataires qui restent. Chacun reçoit une quittance à hauteur de sa part.

Le colocataire qui part reste tenu de sa part jusqu’à la date d’effet de son congé, même s’il quitte le logement avant, sauf si l’avenant qui inscrit un remplaçant est signé plus tôt. Il en reste tenu, dans tous les cas, jusqu’à son dernier jour dans le logement.

Il figure donc sur les quittances de chaque mois de cette période, et paie le dernier mois au prorata des jours où il est tenu. Les colocataires qui restent passent à leur nouvelle part le lendemain, et la quittance du mois de bascule, répartie jour par jour, couvre bien la totalité du loyer.

La date d’effet du congé vient du congé enregistré pour ce colocataire. Si aucun congé n’est enregistré, FairePlace arrête ses obligations à son dernier jour dans le logement.

Tant que les parts ne font pas 100 % à elles toutes, les quittances ne couvrent pas tout le loyer, et ce chaque mois. L’avertissement n’apparaît que sur l’écran du départ : rééquilibrez les parts avant de valider, par exemple en passant de trois tiers à deux moitiés.

Cette répartition ne vaut qu’entre colocataires, pour leurs quittances. Elle ne change pas ce que le bail prévoit : avec une clause de solidarité, vous pouvez réclamer la totalité du loyer et des charges à n’importe quel colocataire qui reste, et au sortant tant que sa solidarité court.

Il reste attaché au bail. Le départ d’un colocataire n’ouvre aucun remboursement de votre part : le dépôt se restitue à la fin du bail. La part versée par le sortant se règle entre colocataires, ou avec son remplaçant.

Jusqu’à quand le colocataire sortant reste solidaire

Section intitulée « Jusqu’à quand le colocataire sortant reste solidaire »

Quand le bail contient une clause de solidarité, le colocataire qui part reste engagé, et sa caution aussi. Tous deux restent tenus des loyers et des charges jusqu’à six mois après la date d’effet de son congé (article 8-1 VI de la loi du 6 juillet 1989). C’est souvent plus long qu’on ne le croit.

La solidarité s’arrête plus tôt si un nouveau colocataire figure au bail avant ces six mois : celle du sortant et de sa caution prend fin le jour où l’avenant qui l’y inscrit est signé. Elle ne prend jamais fin avant la date d’effet du congé, même si l’avenant est signé plus tôt. Et un remplacement quelques semaines après le départ libère aussi le sortant.

Ce qui compte, c’est la signature de l’avenant, et non l’emménagement. Un colocataire installé sans avenant signé ne libère personne.

L’échéance des six mois se compte depuis le congé, pas depuis le dernier jour d’occupation, même quand le colocataire rend les clefs plus tôt. L’étape Vérification l’affiche. Si aucun congé n’est enregistré pour ce colocataire, elle la calcule depuis son dernier jour dans le logement, et le signale : ce n’est alors qu’une estimation.

En bail mobilité, la question ne se pose pas : la loi y interdit toute solidarité entre colocataires et leurs cautions (article 25-13).

Sur un bail signé, un nouveau colocataire ne s’ajoute pas d’un clic : son arrivée passe par un avenant au bail, signé de toutes les parties. C’est cet avenant qui libère le sortant de sa solidarité.

FairePlace ne prépare pas encore d’avenant : vous ne trouverez pas de bouton pour inscrire le remplaçant. Notre modèle d’avenant couvre le changement de locataire, à faire signer en dehors de l’application.

Articles connexes : Congé, préavis et fin du bail | Les statuts d’un bail | Émettre une quittance de loyer